Mes filles Anaïs et Eve,  et moi-même, nous ne pouvions terminer ce site sans ajouter ces quelques lignes.

   En effet si ce site existe aujourd'hui c'est grâce à Madame Catherine Refabert qui a créé toutes ces magnifiques poupées.
Elle a écrit un ouvrage "un amour de poupée" et je crois que nous pouvons l'appeller "un amour de femme" ! Car on voit effectivement en ses créations, toute la tendresse de cette grande dame.

    Merci Madame Catherine Refabert pour tous ces bonheurs. Le sourire de tous les enfants va tout droit vers vous.


 
La Dame de chez Corolle

En sa compagnie, tout doucement, coule la Volga
et on retrouve avec plaisir les couleurs des matriochkas.
Ses origines remontent bien loin vers l'est, vers cette Russie
où les tsars chantaient et dansaient sur l'air de Kalinka, ravis.

Une petite fille blonde, sage et souriante, ferme les yeux, rêve à demain ...
Sous le ciel de Paris elle joue encore et encore, entourée d'artistes mais quel sera son destin ?

Une jeune fille blonde, sage et étudiante, ferme les yeux, rêve à l'amour ...
Son prince charmant est là, tout prêt. A la Sorbonne, il croise ses pas, jour après jour ...


A partir de ce moment des poupées, des enfants, les siens, les leurs ....
Combien de visages différents naîtront d'entre ses mains à chaque heure ... ?

Un rêve de création, un amour, une passion ...
Coule toujours la Volga, et pour Elle la même destination ...

Celle des sourires, du bonheur, des petites mains qui jouent ...
et cette Dame blonde, émue de tant de joie, elle est partout chez nous !

                                                          Christine
                                                          6 novembre 2013



Mme Refabert
pendant le discours de la directrice
des Amoureux du Vieux Langeais
Inauguration Exposition Corolle, Clodrey
Langeais le 25 octobre 2013



Catherine Refabert
 ou l'épopée des poupées Corolle




Publié le jeudi 4 février 2010 by Tribune


     Avec sa peau souple, son visage de nouveau- né et son odeur de vanille, la poupée Corolle s'est vendue à près de dix millions d'unités dans le monde, depuis sa création, en 1978.

     Une entreprise tourangelle est à l'origine de ce succès industriel, mais qui le sait ?
     De 1978 à 1996, Catherine Refabert, styliste et PDG de l'entreprise implantée à Langeais, a créé pas moins de quarante modèles différents, de “Bébé chéri“ à “Bébé trésor“.

     Aujourd'hui âgée de 71 ans, elle se consacre à la solidarité internationale. Malgré son hyper activisme, la dame est toujours aussi élégante. De Corolle à l'engagement bénévole, Catherine Refabert a mis son coeur, son ouvrage et sa vie au service des tout-petits.

     Catherine Refabert doit sa passion à son grand-père, de nationalité russe et peintre de miniatures.
     Elle est née en 1939 et son enfance parisienne a fortement été marquée par la guerre. « La période était aux économies » précise celle qui confie avoir « inventé ses propres jeux » et se souvient de sa première poupée comme si cela remontait à hier. C'était pourtant en 1944, à Noël.

     Théâtre, spectacle : la petite fille grandit dans une famille d'artistes, baignée par la littérature de Gogol, de Pouchkine. Une fois son baccalauréat en poche, elle rentre à la Sorbonne pour une licence de russe. Et croise le chemin de Jacques, étudiant en lettres.  

     Une rencontre qui a changé sa vie, amoureuse, et professionnelle, aussi : « de 1960 à 1970, j'ai fait mes armes en tant que styliste aux côtés de mes beaux-parents, alors à la tête des poupées Clodrey ».    
      L'entreprise familiale est en plein développement.      « Pour gagner en surface, Clodrey quitte Paris et installe ses ateliers à Langeais en 1960 » se souvient Catherine Refabert.
     Le jeune couple s'installe alors en Touraine, et de fil en aiguille, s'apprête à prendre la relève de la petite entreprise, surnommée "La Poupeterie".

      En 1978, la relève est officiellement assurée. Le couple crée la marque Corolle. La marque à l'effigie fleurie est née, avec, dans ses ateliers sur la zone industrielle de Langeais, une vingtaine de salariés.
     Ce que la nouvelle PDG ignore à l'époque, c'est qu'ils seront, vingt ans plus tard, au nombre de 400. Catherine Refabert est alors la créatrice en chef. C'est à elle que l'on doit tous les modèles traditionnels, "Bébé chéri" y compris.

      Au-delà des frontières, les acheteurs se font tout petits devant la poupée. Face à Barbie l'ultra-féminine, Corolle l'ultra-maternel tient bon la barre, et exporte jusqu'à la moitié de sa production, uniquement à destination de détaillants spécialisés.
     Le secret du bébé ? « Les modèles étaient adaptés à la taille et au poids des enfants. Et puis, aussi, la gamme Corolle avait l'avantage de proposer des visages qui ressemblaient vraiment à ceux des enfants, contrairement aux poupées des années 50, très maquillées.

     Bébé chéri, avec sa taille de 55 cm, avait vraiment l'allure d'un nouveau-né » dévoile la créatrice.
     A Langeais, l'entreprise produit une quarantaine de modèles, presque entièrement à la main. « Exclusivement des femmes travaillaient dans nos ateliers, sauf sur les machines à mouler » précise Catherine Refabert.

      Les ventes se multiplient, et le chiffre d'affaires, aussi, va croissant. « De cinq millions de francs la première année, on est passés à 200 millions en 1996... »
     Bébé Corolle est alors devenu grand, et attire les convoitises.

     En 1990, le géant Mattel réitère une proposition d'achat. Les Refabert, moins convaincus de la pérennité du "made in France" acceptent.
     Six ans plus tard, ils prendront leur retraite. Les deux enfants, l'un spécialisé dans l'informatique et l'autre dans le conseil en entreprise, ont pris des voies différentes. Et le successeur ne maintiendra la production à Langeais que quelques années seulement.

     A partir de 2000, les poupées Corolle sont fabriquées en Chine.
     Que reste t-il de l'époque langeaisienne ? « Peu de choses, seulement les moules » constate Catherine Refabert, qui admet une légère déperdition de la qualité des poupées.

     Les modèles ont t-ils la même peau de bébé ? Les vêtements la même finesse ? Difficile de le dire, tant notre regard d'adulte est tronqué, mais une chose est sûre : « il se vend de moins en moins de poupées... » regrette la Tourangelle, qui a tourné la page, depuis sa retraite.


     La femme s'investit aujourd'hui dans Inner Wheel, réseau mondial d'entraide pour les femmes et les enfants, où elle est vice-présidente internationale.
     Elle vient d'ailleurs de recevoir à ce titre les insignes de commandeur dans l'Ordre national du Mérite.

                                                                                        Claire Robin




Juin 2011


 

Conférence Catherine REFABERT suivi d'une Table ronde "La Femme "Cheffe d'entreprise" sur notre territoire"


 Catherine-Refabert.jpgLa conférencière

Catherine REFABERT — Biographie express ci-après

 Table ronde animée par Claire CEBRON DE LISLE
avec

Martine DE ROQUEFEUIL, Domaine de la Bourdaisière

Zubida HEMARID, PROACTIVE RH

Marie-Anne VIVANCO, FABER DOMUS



Née à Paris où elle fait toutes ses études primaires, secondaires et universitaires avant sa rencontre et son mariage avec Jacques Refabert suivi de leur installation en Touraine.

En 1978, création de la société : « Les poupées de Catherine Refabert » qui en 1979 prend le nom de « Poupées Corolle ». De nombreux prix récompensent de par le monde les créations Corolle qui sont fabriquées dans la nouvelle usine de Langeais.

En 1995, environ 500 personnes (plus de 90% de femmes) travaillent pour Corolle présidée par Catherine Refabert.

Après la vente des poupées Corolle à la Société Mattel, Catherine Refabert s’investit dans les Fêtes Musicales en Touraine dont elle est la présidente jusqu’en 1999, et surtout dans le club service féminin d’origine anglaise « l’Inner Wheel » dont elle gravit tous les échelons jusqu'à la Présidence internationale en 2011.

105.000 femmes font partie de ce club, présent dans 102 pays, dont l’activité essentielle ces dernières années a été tournée vers la santé et l’éducation des enfants en particulier dans les pays émergeants.

Catherine Refabert est Officier de la Légion d’Honneur et Commandeur de l’Ordre National du Mérite.




Une maison de rêves pour poupées !