Poèmes de Chris Je n'oublierai jamais !
Troisième  partie
 
Debout dans la mort ...
Depuis bien des années
chaque jour je te voyais,
tu restais droit, immobile,
planté là, au hasard, sur ta colline !

Le mois dernier justement
je t'avais parlé un petit moment.
Je savais que, déjà, sans vie tu étais
mais, debout, dans la mort, tu persistais !

Mais hier, sur le chemin
j'étais pourtant encore loin,
quand soudain j'ai vu
que tu t'étais abattu ...

Rongé de l'intérieur
comme l'angoisse qui me fait peur,
des insectes aux longues antennes
avaient entamé partout tes veines !

                       13 octobre 2001
 


Destruction ...
La mer, là, devant moi
parfois bleu, parfois grise,
est souvent indécise,
comme mon coeur pour toi.
En peine tout à coup
mes larmes se déchaînent
transformant soudain tout
même l'amour devient haine !
Et toi, emporté par l'orage
comme une tempête furieuse,
tu détruis sur ton passage
ce qui gêne ta vie heureuse !
A force de tristesse
je sombre dans l'amertume
la rage tout en indélicatesse,
obligeamment s'installe et assume.
                          13 octobre 2001



       

 
Qui ?
 
Moi ?
Rien qu'une proie ...
Toi ?
Toujours avant moi ...
Lui ?
Le soleil luit ...
Nous ?
Eloignés de tout ....
Vous ?
Inconnus, c'est tout ...
Eux ?
Des enfants merveilleux !


               22 octobre 2001

 
Bonne année 2002 !
 
Au son d'un adagio, l'année se termine,
pendant que, furtivement, des perles cristallines,
tracent un sillon d'argent sur les rides du temps.
Au loin, dehors, par-delà la colline, chante le vent.
Les oiseaux, blottis au creux des bois,
écoutent la chanson répétée mille fois ...
Des paroles d'espoir, chaque année renouvelées
pour qu'enfin la terre trouve sereinement La Paix !

                                                                     Bonne Année ...
                                                              31 décembre 200


Le jouet extraordinaire

Ton jouet extraordinaire
s'est cassé un soir d'hiver.
D'ailleurs il faisait peine à voir
depuis longtemps déjà, il traînait au hasard !
Tu t'en étais sans doute lassé,
il n'était plus tout jeune, il était tout usé !
L'argent manquait en ces moments de crise,
le réparer c'était gaspiller, il est bien dans la remise !
Pourtant dans une humeur soudaine,
tu allais le chercher, il calmait ta peine.
Et puis tu le jetais, après un moment de jeux,
il avait tenu son rôle, il t'avait rendu heureux !
Mais un jouet, c'est froid, sans âme,
ça va, ça vient, ça n'a pas de larme !
Mais, celui-là, pourtant, un autre soir d'hiver,
tu avais dit qu'il était extraordinaire !
C'est pourquoi depuis il est si malheureux,
que tu le laisses seul, après des jours heureux !
Lui qui aimait tant te voir rire
il ne te demande qu'un petit sourire.
Le temps hélàs s'en va bien vite.
Le jouet est las de n'être bon qu'aux mites !

C'était un jouet qui ne convenait guère,
à un homme qui préférait la guerre !
           
     26 janvier 2002
 



Mes souvenirs on ne me les prendra pas !

Je ne suis plus dans ma vie,
dans la tourmente on m'engloutit ...
Je ne reconnais plus rien,
on m'a volé tous mes biens.
Mes idées, mes pensées, mon avenir,
mais jamais on m'ôtera mes souvenirs.
On veut me lier, m'enfermer ...
Même à mes liens, je ne dois plus parler !

Je dois me réveiller,
je vais me révolter,
mon destin m'appartient,
je sers le poing, il est dans ma main !

         26 janvier 2002
 
 
Impossible à oublier !



Photo de Chris (entre autres !)

Tu me manques !

Ils se marièrent, vécurent heureux,
et eurent beaucoup d'enfants, tant mieux pour eux !

C'est beau, c'est simple, c'est le paradis !
Je pleure de joie pour ce couple réuni ?
Non, mes larmes glissent sans retenue,
me font même ce mal, qui ronge, qui s'insinue.
Pourquoi ? C'est simple aussi !
Tu n'es pas là près de ma vie
et moi, sans toi, où suis-je ?
Ailleurs ... mais avec toi, c'est ça le vertige !
On ne sera jamais, nous, partout ensemble,
mais qu'importe puisque tout nous rassemble !
Nous sommes davantage unis
que tous ces couples bénis.
Nous avons tant à nous dire,
que même nos silences sont un plaisir.
Nous c'est un vrai toujours,
sans tous les tralalas autour.
                              3 mars 2002 0h 30




Il faut toujours regarder derrière soi !
Regarde derrière toi,
retourne-toi, fait marche arrière.
L'espoir c'est comme la foi,
il faut y croire, c'est une prière.
Ton coeur entend ta voix.
Ton âme, encore en peine hier,
soudain, laisse refleurir sa joie.
Alors le soleil rayonne sur la rivière,
sous tes pas, l'herbe est de soie.
Les oiseaux s'envolent dans la lumière,
l'ombre d'un arbre projette une croix,
le vent violent se fait caresse légère.

Tu sais, à tout cela, j'y crois !
Petite, je ne suis que poussière,
je suis simplement : moi !
Mais je t'aime de telle manière,
que je défierai toutes les lois.
Je tiendrai toujours haut ma bannière
"Regarde derrière toi " !

                              6 mars 2002




Il est si gentil !
Il est si gentil,
le ciel me l'a donné.
Il est si gentil,
je tiens à le garder.

Il est dans ma vie,
je n'ai rien demandé.
Il est dans ma vie,
mon coeur l'a attrapé.
 
Aujourd'hui se prépare le printemps,
il sait que j'aime ce temps.
Aujourd'hui se prépare le printemps,
il dit que je suis comme avant.

Il est si gentil,
il a dû tout abandonner.
Il est si gentil,
mais il a tant de regrets.

Il est si gentil,
un jour j'ai osé l'aimer.
Il est si gentil,
depuis je n'ai jamais cessé.

C'est ainsi la vie,
et il est si gentil ! ....

                    7 mars 2002

                                                                              


                                                             Ode au soleil


                                       
                                                                                                                                                                   26 mars 2002
 


Lettre à un petit copain perdu
  Où es-tu petit compagnon perdu ?
Pourquoi as-tu ainsi disparu,
toi, le "tou-fou"
qui aimait faire des trous partout ?

Ne pas savoir nous angoisse douloureusement.
Depuis quatre jours ce n'est plus comme avant.
Tu étais là, gambadant auprès des tiens
et puis soudain, malgré nos appels, plus rien !

Je t'imagine blotti dans un coin, blessé ...
Tu es si jeune, la douleur doit t'affoler ...
Ou bien quelqu'un t'a recueilli,
pourquoi alors te garder, tu n'es pas à lui ?

Peut-être t'es-tu endormi pour toujours ?
Alors, là-haut, à mes trois chiens, donne le bonjour !
Souvent je pense à eux, c'était mes amis,
j'étais très triste lorsqu'ils sont partis.
Mais moi je savais où ils étaient,
doucement, je me suis faîte à cette idée.

Je n'aime pas quand ton maître est malheureux,
j'aimerai ôter la peine déchirante de ses yeux.
Comment ? Aide-moi, toi, petit chien,
reviens aujourd'hui ou demain ...

Mille caresses
de ceux que tu laisses,
et un bon gros coup de gueule
de ton vieil aïeul.


P.S :
Si tu es là-haut évite d'y faire des trous,
ou le ciel pourrait bien tomber sur nous ...
                                                                                                                             27 mars 2002

                                                                      
 
Non, le ciel ne nous tombera pas sur la tête ....
Le ciel ne peut plus nous tomber sur la tête !
Neuf jours après ta disparition si soudaine,
ce lundi de Pâques était vraiment un jour de fête !
Adieu l'angoisse, adieu la peine ...


Moi, le lendemain, j'apprenais la grande nouvelle
et là, je retrouvais le monde et ses merveilles.
Quant à ton maître, ah, ton maître, il était si heureux !
Pour preuve : la petite lumière au fond de ses yeux !

Je t'imaginais blotti dans un coin blessé.
J'avais bien raison, tu gisais dans un fossé,
et une de tes pattes était bien cassée ...
Par bonheur un homme par-là est passé !

J'ai hâte de te revoir, mais attention !
J'espère que cela t'aura servi de leçon.
Désormais obéi, ne lance plus de défi,
ton maître t'aime, sois en sûr, je le te cerfitie !
Sa lumière, que j'aime tant, au fond de ses yeux
est à elle seule, un doux, très doux aveu ...

Ce soir dans ma coupe, le champagne rendait gloire,
j'espérai tant ... il faut toujours garder l'espoir !


A toi, petit copain revenu parmi nous
et pour longtemps encore, des trous, des trous ...

                              2 avril 2002




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