Poèmes de Chris de janvier 2014 à aujourd'hui
   

Toutes ces heures de tendresse ...
C'était un jour de septembre, le 6 exactement,
nous étions toi et moi serrés tendrement...
Il pleuvait, un orage d'été ...
nous restions là, sans bouger ...
Nos cheveux collés sous la pluie
la voiture juste à côté ... on a bien rit !


Mais oui je me souviens de tout
je n'ai rien oublié de Nous.
Hier, aujourd'hui, demain ...
main dans la main sur les chemins.


Dans le vent la plupart du temps,
là-haut, cachés par les branches d'arbre de ta palombière,
tu me racontais, toi, le petit garçon d'hier
et moi je rêvais qu'un beau bateau blanc
nous emportais Là-bas sur l'autre rivage,
j'en imaginais grâce à toi, le paysage.


Un jour, là, devant sur la mer
une montagne blanche a surgit, belle et fière.
"Regarde,  je t'ai dit, le Kilimanjaro
rien que pour nous sort de l'eau !"

Avec toi des moments inattendus, magiques
qui me reviennent souvent les jours nostalgiques
Comment pourrais-je oublier
tout ce que tu m'as donné
Il n'y a pas de plus grande richesse
que toutes ces heures de tendresse ....

Le temps passe mais tu es resté le même
et dans mes silences tu sais que je t'aime ...
Comme je voudrais partager tous tes jours ...
Je n'aurais plus peur de la vie qui m'entoure ...
A bientôt ...
... là-haut ...

                                                                    Marie Christine
                                                  pour mon  ami pied noir le 22 février 2014


    

Symphonie en forêt
Dans cet endroit ou nul humain
jamais ne vient,

la nature joue, seule, sa symphonie,
sans guerre ni peur, aux couleurs de la vie.

Dès que le rossignol termine son refrain,
la mésange à son tour entonne le sien
La bergeronnette prépare son couplet
et la fauvette s'empresse de venir à la volée.

Alors le vent se lève et doucement chuchote
puis le coucou laisse échapper sa note.
Dans les branches d'un chêne, tout là-haut,
des loriots, en mesure, ba
ttent leurs ailes en duo.

Le pic vert tient la cadence ...
son bec, tape, tape, un tronc d'abondance.
De son côté, le roitelet,
reprend le chant de l'épervier.

Dès qu'une mélodie s'achève
le vol du bourdon, en rythme, s'élève
Dans le ciel, corneilles et corbeaux
croassent un instant dessus cet orchestr
e si beau

Séduit, un geai, tel le maître de musique,
crie sa satisfaction dans ce moment magique.
Roucoule un couple de tourterelles sous le charme de cette mélodie
De leur tendresse, bientôt, de pépiements s'animera leur nid


C'est un concerto pour le printemps qui s'éveille
une ode de la forêt qui, ravie, s'émerveille.
                        Marie Christine
                       13 mars 2014



Que dirait Vivaldi ?

Tu es là, imperturbable, tu t'installes, innocent,
parfois ce n'est pas du tout le bon moment !
Mais on ne peut rien y faire,
tu es le maître sur notre terre.
Chaque jour, des 4 coins du monde, on parle de toi.
Quelle célébrité ! Tu réserves bien des surprises, on s'en aperçoit !

Pourtant tu as bien changé
tu n"étais pas ainsi à mes jeunes années.
Prudent, patient, tu prenais ton temps,
on appréciait alors le tout nouveau printemps.
Puis nous étions prêts pour la chaleur de l'été
et, bien que blonde, ma peau prenait un beau teint doré.
Je voyais venir avec joie les couleurs chaudes de l'automne.
Puis, en décembre, sage pour les cadeaux, je savais le Père Noël sur ma ville qui frissonne.
Et de nouveau la nature refleurit ...
... S'écoule le temps sur des années qui fuient.

Mais oui, je parle de toi, toi tel un roi,
toi qui organise tout, toi le climat.
On ne peut te toucher, alors que t'a t'on fait pour que tu sois ainsi perturbé ?
Que puis-je faire pour t'aider ?
Je suis moi-même bien désorientée !
Aurais-tu perdu la raison
tu ne nous offres plus nos 4 saisons ?
Que dirait Vivaldi ?
Sa musique n'est plus d'aujourd'hui !
Qui va écrire désormais
les 2 saisons de ? ... A vous de jouer !
                                       Marie Christine
                                                 15 mars 2014


Le thermomètre, posé sur ma table, sur la terrasse au soleil, aujourd'hui 15 mars est monté jusqu'à 50 avant 11 heures, le matin 
(Et encore, le thermomètre ne va pas plus haut .... !)
et 11 jours plus tard (photo ci-dessous) la neige tombait ! 2 saisons le même mois !


Domaine de Falgos - St Laurent de Cerdans - 66





Le "putain d'camion" *
Ce jour-là, vers Opio près de Grasses, un motard, sympa, roulait ...
Ce jour-là, un "putain d'camion" trainait son poids au même endroit, sens opposé ...

Attention ... attention Michel ... !  Mais ... il te coupe la route .... ?!
Tu as de très bons réflexes, oui, mais ... impossible ... le choc je redoute !
Derrière toi, cachés par le virage, Ludovic et Didier,
à quelques mètres, mais pour eux le temps de freiner.

Anéantis.... Ils voudraient tant te voir te relever ...
C'est sur, ils t'auraient appelé "enfoiré" !
Mais, étendu là,  tu ne bouges déjà plus ... Trop hâtif destin !
Tu es parti Là-haut .... tchao Pantin !

Sur une piste du "Dakar" quelques mois plus tôt,
Daniel et Thierry, tes potes, s'endormaient à jamais, sans un mot !
Bien sur vous vous êtes tous retrouvés,
mais vous aviez encore le temps ... On vous a aidé !

Le chauffeur du "putain d'camion" ne pense qu'à ses putains de papiers !
Le moteur tourne toujours, tranquille ... Quelle réaction étrange, il n'est même pas peiné ! !
Il honorait une livraison dans un camping proche d'ici ....
seulement ... aucun camping n'att
endait d'être servi ces jours-ci ! ! ?
Ta vitesse était sans excès, diront les experts,
alors pourquoi cet
homme ment d'un ton qui exaspère ?

Tu préparais un spectacle explosif pour le Zenith de Paris ...
Gênant sans nul doute ! Alors dans l
es Alpes Maritimes, s'achève ainsi ta vie !


Des enregistrements inédits disparaissent soudain ...
Tant de choses bizarres ... Aux armes citoyens !

C'était en 1986, le 19 juin
42 ans en octobre, tu n'en étais pas loin !


Mais hier, grâce à toi, les Restos du Coeur ont eu 25 ans
tu es toujours là, célèbre, et encore pour longtemps ....
On t'appelait Coluche ....

                                     Marie Christine  15 mars 2014
* ainsi baptisé par Renaud

 
                                   
                         
  




Depuis le temps .....
Il est un coin de France
où je t'ai rencontré,
c'était un jour de chance,
il y a 38 années

Depuis le temps que je t'aime,
toujours je me souviendrais ...

Là-haut sur la colline
ton pays je devine,
pendant toutes ces années
tu m'en as fait rêver

Roucoule palombe roucoule
pour nous accompagner
Au milieu du silence,
tu m'as toujours charmé

J'ai ton nom dans ma tête
entouré de soleil,
si ma vie est tempête
tu calmes mes sommeils

Coule champagne coule
parmi les fleurs des bois,
je ne veux qu'une seule chose
être tout contre toi

Depuis le temps que je t'aime,
toujours je me souviendrais ...
                                                   Marie Christine
                                                 19 mai 2014
                                 (orchestrée sur la chanson "il y a longtemps que je t'aime")




Je me suis habituée aux c..s !

Lorsque j'étais une petite fille
j'habitais un quartier dans une grande ville.
Mon école était chez les religieuses
et ma vie s'écoulait alors des plus heureuses.
Autour de moi, c'était calme et paix.
J'allais, je venais, sans être pour le moins inquiétée.
Bien sur il y avait les bons et les méchants
mais ces derniers ne le restaient pas bien longtemps ...
Vilains, vilaines .... ?
Seuls mots employés
et, si c'était justifié,
il n'y avait aucune haine.

Puis, quand j'ai eu mes 50 ans,
c'est là, que survient le grand changement.
J'en fus tout d'abord fort étonnée !
Mais, d'où sortaient tous ces paumés ?
Bien sur ma ville natale j'avais quitté
pour sous le soleil me retrouver,
mais cela faisait un long moment déjà,
et rien, rien ne m'avait choqué jusque-là !

Et pourtant ! Pourtant soudainement,
autour de moi ils sont là, comme innocents ...
Une innocence, méfiance, qu'en apparence...
Tous sexes, toutes tailles, fiers de leur inconscience.
Depuis, leur "installation" est solide, vous pouvez me croire !
Que faire ? Ils semblent se complaire dans leurs histoires !
Où sont-ils ? Partout ! Dans les rues, où bêtement ils ricanent...
Au bout du fil, où leurs propos, niais, les condamnent ...
Sur internet, où leurs mails dévoilent leurs insultes, sacré tempérament !  ...
Dans les journaux, les magazines, sur les écrans, où leur folie nous surprend ...

Alors ? Alors dans le titre je n'ai pas osé,
mais "je suis Charlie", je ne l'ai pas inventé ...
Et, pour la liberté d'expression,
là, j'écris : je me suis habituée aux cons !
                             Marie Christine
                              1er février 2015


 
Les gâteaux de mes dimanches

Il y a maintenant fort longtemps
J’étais une petite fille gâtée.
J’avais alors parents et grands-parents.
Tout ce que je voulais …
Notre maison de campagne, les week-ends, s’ouvrait.
Chez Prévoteau, à Cormontreuil, des gâteaux de toutes sortes nous attendaient.
 
Ah, les gâteaux de mes dimanches …..
Saveurs de l’enfance les jours de chaussettes blanches !
J’aurais tant voulu m’asseoir sur les genoux de papa
Ou bien qu’il m’embrasse, me prenne dans ses bras …
Tant d’années près de lui
Mais autant de temps … sans lui !
 
Et l’enfance qui s’en va trop vite.
L’adolescence qui s’installe ….. Irrite !
J’aurais tant voulu parler à papa
Ou bien qu’il me raconte ses jeux d’autrefois …
Tant d’années à l’aimer
Mais autant de temps … à l’espérer !
 
Aujourd’hui la petite fille gâtée s’est perdue, effacée.
Sexagénaire je suis maintenant devenue isolée
J’aurais tant voulu que papa me voit
Ou bien qu’il me rende visite parfois …
Tant d’années à l’attendre …
Trop d’années à l’attendre …
 
Pourtant je connais ses sourires et sa voix.
Mais c’est si rare que ce soit pour moi.
Il n’a jamais su …
Il n’a jamais pu …
 
Si je retrouvais les gâteaux de mes dimanches.
Si j’avais encore l’âge des chaussettes blanches …
Je changerais tout.
J’irais m’asseoir sur ses genoux
Moi, je n’ai jamais osé.
Toute de retenue j’étais.
Mais oh ! Combien de peine !
Sait-il au moins que je l’aime ?
 
Je le sais pourtant charmant.
C’est ça, surtout, qui est navrant !
Sa mère l’appelait « cadet » …
Et moi ? Il ne m’a jamais appelé !
 
26 aout 2014



 
Nuit chagrine ...
Je pense à toi, pied noir.
Pourquoi cette nuit, plus qu'une autre ?
Il est 4 heures ... Dormir est sans espoir ...
Avril, nos anniversaires, le tien, le mien, le nôtre ...
C'était hier, c'est demain.
Si prêt ... Si loin !

Pourquoi je reste-là ...
ma chère colline si loin de moi ?
Moi, qui, chaque jour, courrais vers toi ...
Toi, qui, chaque jour, venais vers moi.
Nos pas l'un dans l'autre ...
Le soleil, la pluie, le vent, la neige ...
Nos silences l'un pour l'autre.
Ta main, la mienne, délicieux cortège.

Tout est encore là.
Tu le sais n'est-ce pas ?
Nos sourires se souviennent
Nos rides nous retiennent

Mais quoi qu'il advienne
allez champagne ... à la tienne !

          27 avril 2015
               4 h 20


Papy, c’est toi, qui me manques le plus … !

Un bel orage pleure ce soir sur notre terre.
Je me souviens alors des pluies d’hier.
Des jours où tu étais enc
ore près de moi …
On vendangeait tous les 2 mais on ne se mouillait pas !
Avec des sacs poubelle et de la ficelle … une idée bien à toi !
 
Jamais tu ne te plaignais …
Je ne t’ai pas plus entendu te fâcher
Nous étions si bien, complices tous les deux …
Sans savoir que c’était nos jours heureux …
 
A la chasse, je te suivais
Les champs de betterave on arpentait.
A la pêche tu m’emmenais …
Tous les deux comme on avait la paix !
 
Un problème t’ennuyait ?
J’étais toujours là pour te rassurer …
Moi, on
me disputait ?
Ma défense alors tu prenais !
 
De ma naissance à ton départ
La vie était alors doux nectar.
Mais tu sais, tes 3 petits-enfants
Ont ton caractère si charmant !
 
J’aurais voulu que ton fils te ressemble
Mais il en est loin, il me semble … !
Les « chauffeurs de la Marne » chaque année …
Tu te donnais à fond po
ur  TON rallye du 1er mai.
Les 12 heures du circuit de Gueux …
Comme j’étais fière d’être au milieu des pilotes courageux !
 
Et puis la mort t’a emmené
« Papy » je ne peux plus t’appeler …
Le temps a passé …
Le temps n’a rien effacé …
 
J’ai voulu te revoir …
Tu t’en souviens … un soir ?
Mais dans la blanche lumière
Tu m’as fait redescendre sur terre.
 
J’aurais tant voulu te raconter
Mais j’ai compris alors combien tu m’aimais…
Aussi j’ai choisi d’écrire sur toi, écrire pour toi, encore et encore …
Pour moi Papy, Pierre pour les amis, po
ur la famille oncle Pierre, oncle d’or !
 
Je t’appelle dans mes silences,
Toi, qui as toujours été ma chance ….
 
Oui tu es celui qui me manque le plus …….
      Juillet 2015 
 

 
Ah, ces ados !
 
Quelle belle petite fille ! Comme il est mignon ce bambin !
Comment ne pas craquer devant des sourires enfantins ?
Les années suivantes combien la famille est comblée !
Bébé grandit, jolie tête blonde ou brune, tout de sagesse auréolée !
Puis…. bon élève apprécié de tous, poli, que des  bonnes manières !
C’est vrai que les parents ont de quoi être fiers !
 
Mais à la veille de l’adolescence,
c‘est si soudain cette arrogance
que l’on peine à reconnaître
l’enfant d’hier qui VEUT paraître !
 
Pourtant bien loin d’être adulte …
Il joue. Oui, c’est ça ! Il joue, comme une insulte !
Il est le roi. L’enfant-roi !
Ses aînés qui le gâtaient jusque-là …
Il les repousse, les rejette,
comme des pauvres sujets abjects.
Il juge, imitant encore un personnage.
Se fait l’inquisiteur d’un passé lointain, si loin de son âge …
 
De quel droit, Ado, tu te permets de vils jugements ?
Il existe un mot que nous « les anciens » nous apprenions « avant ».
C’est le respect, ce mot, auquel nous avons tous droit.
Seuls à connaître la vérité sur notre enfance, notre vie, notre pourquoi !
Ce domaine n’appartient qu’à celui qui l’a vécu
et n’offense en rien celui qui n’a pas su.
 
Maintenant, cela t’engage fortement. As-tu bien réfléchi ?
Désormais aucune erreur pour toi, ne t’es permise ……
Ah jeunesse ! Jeunesse qui court bien trop vite.
Attends de devenir majeure, reste dans LES limites.
A mon âge la majorité était à 21 ans !
Estimes-toi heureux, Ado, que soit raccourci … ce temps !
 
Plus tard ? Tu te souviendras d’un soir
où par ta seule faute, ton mépris soudain,  ta famille …….. part !
 
11 juillet 2015


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