Poèmes de Chris de 2007 à fin 2013
suite 2



 Si seulement ! ...

Si seulement les hommes étaient meilleurs,
on vivrait tous avec la même chaleur.
Les enfants n'auraient plus peur.
On ne vivrait plus toutes ces horreurs.

Si seulement les armes n'existaient plus
le sang, les cris, les larmes seraient inconnus.
Il n'y aurait plus de disparus.
Le grand voyage serait réservé aux aînés, le moment venu.

 
Et pourtant ! ...

Et pourtant chaque année refleurit le printemps.
On revit parmi les couleurs à chaque instant.
La nature se pare de bijoux chatoyants,
les animaux se préparent pour être parents.

Et pourtant le soleil nous ravive de mille feux.
On fait le serment d'être heureux à deux.
Les enfants grandissent au milieu de leurs jeux.
Les sourires rajeunissent les rides des vieux.

Si seulement les hommes lachaient leurs armes.
Si seulement la terre n'avait plus d'ennemis ! ...

Et pourtant, il faut vivre dans un monde ivre.
Et pourtant, il faut se taire au milieu des guerres ! ....

Et pourtant des enfants meurent
alors qu'ils ne devraient connaître que le bonheur !

Christine
1er avril 2012



tueries de Toulouse mars 2012




Gold 4 mois demain et Tam 10 ans en juin

Gold !

Petite fille si douce, déjà si sage
pleine de tendresse sous ton beau pelage,
tu es bien fière de toi
sous la surveillance de Tamara.

Tu vois, jamais je n'oublierai
Nonobstant et Pacific, mes deux aînés.
Ils ont fait mon bonheur pendant des années.
Comme des complices, on a tout partagé.

Puis un jour, parce que c'était l'heure,
ils s'en sont allés, me laissant des pleurs.
Mais Tamara savait, elle m'a consolé
et souvent nous parlons de nos amis aimés.

Jolie petite Gold ton tour viendra
ou toutes les deux nous n'oublierons pas.
Je te raconterai, encore et encore,
que Tamara je l'aimais très très fort !

Enfin il y aura sûrement
un nouveau bébé terre neuve tout aussi charmant.
Il aura dans les yeux
la bonté que vous avez toutes deux.
                                Christine
                              2 avril 2012



Gold 4 mois (demain)


Comme d'habitude !

Depuis maintenant bien des années
je suis sans cesse sollicitée.
Intérieurement je dis "non, encore !"
mais je m'entends dire "oui, d'accord !"

Et comme d'habitude
toute mon attitude
se porte à aider l'un, l'une,
sans grimace, aucune.

Pourtant, souvent mon dos me fait souffrir,
mes mains ne sont plus jeunes pour tenir !
Mais quelle  satisfaction
et quelle bonne leçon
pour tous les "costauds"
qui se vantent bien haut,
puis, soudain, s'enfuit bien vite
car tout travail ils évitent !

A ceux-là je dis merci
car en tant que femme je suis ravie
d'être bien plus forte que ces messieurs.
C'est une bonne fortune, un bien précieux.
                            Christine
                            9 avril 2012




Un monde enchanté.

La semaine dernière, une amie
qui connaît bien ma vie,
m'a soudain avoué
qu'elle m'avait bien deviné.

"Tu vis dans un monde enchanté"
m'a t'elle dit sans m'étonner.
"Tu ne vois la méchanceté nul part,
tu aides, tu donnes, aujourd'hui chose rare !
Tu pardonnes, tu souris
même dans tes pires ennuis."

Pour elle je suis Mc Gyver,
j'ai des solutions à toute heure !
Pour elle je suis aussi Mère Térésa,
mais cela, je le savais déjà !

Peut-être est-ce mon éducation ?
Religieuse était mon Institution.
J'aimais alors la discipline,
les Soeurs, pour moi, étaient divines.
Toute petite j'ai appris à donner.
J'offrais même mes plus beaux jouets.
Tendre l'autre joue je l'ai pratiqué
lorsque des coups je recevais !

Aujourd'hui j'ai mal d'entendre, horrifiée,
ces guerres, ces meurtres, ces procès ...
Pourquoi, toute entière l'humanité
n'a pas comme moi "un monde enchanté ?
   Christine
  9 avril 2012








Indésirables rêves !
Encore une nouvelle fois cette nuit,
ce personnage fou, devenu mon ennemi,
cet Adolf, impuissant, v
iolent, menteur et ambigu,
encore une nouvelle fois paumé, m'est revenu
dans un rêve incongru !

Alors je cherche à comprendre pourquoi
après tant de larmes, il est encore là !
Après tant de drames, il a besoin de moi,
cet assassin toujours immature
qui m'a fait vivre bien des tortures.

Pourtant, bientôt trois années ...
Heureusement, j'ai pu le quitter !
J'ai retrouvé ma vie d'avant, mon paradis.
Sur ma colline, la main, le sourire de mon ami.
Depuis, pour moi tout refleurit,
mes enfants, mes terre-neuve, mon mari ...

Moi, p'tit gars plein de courage
j'ai bien grandi sous les outrages.
Aujourd'hui mon amour bafoué
a renforcé toute ma fierté !

Pourquoi encore une nouvelle fois cette nuit ? !
Mais au matin Ducon partit,
adieu mon aide, le soleil luit,
et moi ? Qu'est ce que j'en ri ! !

Christine
14 avril 2012









Même ma colline m'aime !

Il le fallait absolument ...
Il le fallait, c'était évident !

Aujourd'hui c'est mon anniversaire.
Aujourd'hui c'est ton anniversaire.
Il le fallait obligatoirement ! ...

Pourtant, ce matin, pluie sur mon village,
puis vers midi juste une éclaircie bien sage.
Mais il le fallait vraiment ...
alors, les terre-neuve et moi, en avant !

Coquine la pluie est revenue
mais je ne vais pas m'avouer vaincue !
Il le fallait infiniment ...
Complice, dans la vallée, l'ondée a cessé subitement.

Puis mes jolies demoiselles, mes filles
heureuses de me retrouver en ce 18 avril,
nous ont vite rejoint de leur pas agiles.

Il le fallait impérativement et bien plus encore
et je me retrouvais sur ma colline aux pépites d'or.

Tout naturellement plus aucune goutte,
un ciel d'un bleu parfait devint notre voute.
Il le fallait essentiellement
puisque tu es venu tout naturellement !

"Bon anniversaire !"
"Bon anniversaire !"

Dans tes cheveux argent le soleil jouait.
Dans mes cheveux blond l'astre rayonnait.
Que de promesses !
 Heure enchanteresse !

160 km pour de doux baisers ...
J'en ferais bien plus si il le fallait !

Peu de temps après, de retour à mon village,
sur mon répondeur ma fille me laisse un message !
"On a eu de la chance c'est maintenant l'orage !"
Ma réponse ? "Ma colline m'aime, c'est un bel hommage !"

Il le fallait un point c'est tout !
Il le fallait rien que pour nous.
        Christine
         18 avril 2012 
 



Dessins de Chris

La puce et le gros chien.

Une puce, toute minuscule, n'en était pas moins fort courageuse.
Née il y a bien des années dans la toison d'une chienne hargneuse,
elle décida un beau matin de changer de logis.
Sa valise bouclée, elle délaissa soeurs et amis, puis partit !

En se retournant une dernière fois
elle se dit qu'elle n'avait pas le choix
et se demanda comment elle avait ainsi vécu
sur cet animal court sur pattes et si peu vêtu !
C 'est sur qu'elle trouverait mieux
et, joyeuse, sauta bien vite de lieu en lieu.

Lasse, fatiguée de tant de sauts
elle profita de le venue d'un chat fort beau,
et, silencieusement, d'un bond, elle trouva refuge sur son dos.
L'hôtel était ma foi très bon.
Elle s'y reposa, confiante, en ce matou vagabond.
Il allait de ci, de là, virevoltait joyeusement.
Notre puce s'endormit bercée par ses mouvements.

Le soleil était déjà bien haut
lorsqu'elle se réveilla d'un sommeil sans cahot.
Elle n'avait pas la moindre idée de l'endroit où elle se trouvait.
Qu'importe ! Tout était vert, un profond calme régnait.
Une vallée magnifique parsemée de fleurs et de fruitiers.
Elle reprit son bagage et quitta le gentil félin promptement.
Ce dernier ne s'étant pas rendu compte un seul instant, qu'il l'avait herbergé un moment.

C'est à peine après une dizaine de sauts, assise sur un coquelicot, qu'elle l'entendit soudain !
Le ton de sa voix était rauque, sans le moindre énervement, plutôt taquin.
Elle ne le voyait pas encore, mais imaginait sans peine l'animal.
Et trois à quatre bonds plus tard, là, devant, tout noir, couché pattes croisées, il avait  la taille d' un petit cheval !
Elle venait enfin de trouver son nouveau logis,
et ce, il le fallait, pour le reste de sa vie !
Mais elle ne voulait pas être un intru indésirable,
et, pour cela, elle devait se montrer très agréable.

Le bon gros chien dormait tranquille, se laissait aller,
Pendant ce temps notre voyageuse conquise l'examinait.
Elle sauta sur son impressionnante truffe noire.
Beintôt le nez canin remua, deux paupières se soulevèrent et des yeux étonnés se firent voir.

Sans déranger la puce il se releva et prit la parole le premier.
- "Qui es-tu ? Que fais-tu là ainsi juchée au milieu de mon nez ? Tu me fais loucher !"
- "Bonjour, lui répondit t' elle timidement.
Je m'appelle Minusse, mais Mimi suffit amplement
Je cherche à me loger tout simplement,
et je te trouve bien plus que charmant.
Je pense connaître sur toi confort et chaleur et l'espace n'y manque pas apparemment !"
- "Moi, c'est Archibald, Archie pour les amis.
Je suis un terre neuve et ta venue me ravit."
- "J'en suis heureuse, mais avant d'emménager, juste une question
Participes-tu à des expositions ?
Pendant des années, sur mon ancien hôte, ras de poil et de pattes
j'ai du subir schampooings, parfum... Il fallait que je m'acclimate.
Mais en vain !  Une allergie j'avais attrapé,
il me fallait donc, en hâte, m'en aller."
- "Non aucune. Mon maître prend grand soin de moi
Il est très caressant, la nourriture est bonne et abondante de surcroît.
Mais avant ton installation
j'ai moi-aussi une simple question
Sais-tu nager ?
Moi, très souvent j'y vais.
Ma race est excellente pour les sauvetages,
dès que je peux je fais donc quelques nages.
Enfin il te suffit alors de patienter sur mon dos
ainsi tu seras bien plus protégée de l'eau !"
- " Bien, je m'en accomoderai
je ne suis pas une poule mouillée."

Ainsi notre puce et notre gros chien
devinrent inséparables sur tous les chemins.

La morale de cette histoire
est simple comme vous allez le voir
Ce n'est pas les différences qui font les ennemis
il suffit d'un rien pour se faire des amis.


                     Christine
                  Fable de Lafrançaise
                    27avril 2012


 
                                                                                                                      Le château d'Amboise
Monaco  Le Palais des Grimaldi
Le piège

Parfois, au détour d'une chanson,
ces fameux airs tendres entendus "hier",
contre moi-même je suis en colère,
et je m'en veux de mille et une façons.

Mais qu'y faire ?
Contre mon coeur, dans ces moments, je pars en guerre
et mon âme, elle non plus, n'est pas à la fête !
La mémoire est ainsi faîte !

Ressurgissent alors nos plus beaux souvenirs
sans même un instant me prévenir !
Je me surprends soudainement
à repenser à celui que j'aimais tant.

Une nuit étoilée, un lit improvisé sur la  plage ...
Les bords de Loire et ses châteaux d'un autre âge ...
Des mots d'amour répétés sans cesse, des petits riens ...
Des tête à tête dans des restaurants chinois ou indiens ...
Paris, le Sacré Coeur, la rue Saint Vincent ...
De Monaco aux ports de Bretagne
te faisant partager mon enfance dans les caves de Champagne ...
Nice et ses palaces, les côtes du var ...
Le Mont Saint Michel, la Creuse....
Que de kilomètres ! De routes sinueuses ....

Des moments heureux ? Oui, mais ...
Entre temps il fallait....

Mais ... Afin d'éviter le piège sournois
pompiers et policiers apparaissent devant moi.
Le sang, ma tête éclatée ...
et toi, toi, le coupable, qui a osé pleurer ! ! !
Tes mensonges éhontés, tant redoutés...
Ta mythomanie chaque jour aggravée.
Tes vols sans cesse répétés
parfois si ridicules qu'un enfant n'aurait pas osé !
Les visites des gendarmes...
Plus d'une fois je t'évite le drame !
Tes patrons qui, chacun leur tour, te licencient
suite à une de tes nombreuses folies !
Ton ex-femme qui de te fuir me prévient,
sur elle déjà, tu t'étais fait la main.
Et les autres que j'ai retrouvé...
Toutes, sans se concerter,
de biens tristes évènements, m'ont avoué !

 Et moi qui me suis entêtée ...
Pourtant je reçois coup de pieds,
coups de poing, giffles multipliées,
Insultes, même en public, hurlées ...


Je retrouve alors ma paix protégée
dans le piège, je ne suis pas tombé.
Pauvres femmes que nous sommes
quand nous aimons notre homme !
Surtout rappellez-vous de TOUT
pour ne pas succomber, ce serait fou !
Bien souvent ILS n'attendent que ça
que vous retombiez dans leurs bras.
Puis, un peu plus tard
recommence l'histoire,
des ordres, des insultes, des coups,
le bourreau se décharge de nouveau sur vous.
Croyez-moi ce piège, évitez-le
La nostalgie vite s'envolera et c'est bien mieux !
Quant aux " je ne le ferais plus" et les "pardon"
ils ne sont que mensonges et destructions.
Ces "êtres" aussi ont leurs souvenirs
Ils garderont la honte jusqu'au dernier soupir.
C'est ça qui me fait plaisir
car pour eux, c'est encore bien pire !

Evitez le piège !

                             Christine
                            10 juin 2012
               
  Salon champagne Pol-Roger                                                          Intérieur de Chenonceaux
                                        Phare de la pointe St Mathieu

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