Poèmes de Chris à ceux qu'elle aime
 


 
Quelque part, une grande lumière blanche !

C'était dans un très proche temps,
mais le voulais-je vraiment ?
J'ai voulu m'endormir pour très longtemps,
mais je n'ai fait que dormir profondément !

Pourtant cela ne me ressemblait pas.
Je déborde toujours de tant de joie !
Pourquoi subitement avoir fait ce choix ?
Trop de larmes m'ont poussé à franchir le pas.
Mais j'ai fait ça tout en douceur,
un peu d'eau, des pilules ... sans avoir peur.
Une grande lumière blanche alors m'a attiré,
un grand calme, un chemin tout de pureté ...

C'était une ascension vers l'Eternité !
Les nuages étaient si doux sous mes pieds,
des voiles blancs dansaient des deux côtés,
je me sentais libre, toute en sérénité.

Soudain une silhouette en souriant m'a stoppé.
M'a dit "non, ta vie ne doit pas s'arrêter !"
Sans poser de question je suis redescendue,
c'était mon grand-père, je l'ai bien reconnu !

Alors mes yeux se sont rouverts doucement,
sur un monde sans aucun changement.
J'ai du repartir avec celui,
qui m'avait offert de perdre la vie !

Je sais que cet homme, quelque part en moi,
peut redevenir mon mari, celui d'autrefois ...
Mon grand-père m'a redonné l'espoir,
J'ai toujours eu raison d'y croire ... !

                                    1er février 2001

 
Si je n'avais pas dit "je t'aime"

Ce poème je tiens à le mettre ici, bien que la personne a qui il était, à l'origine, destiné ne fait plus parti de ma vie, fort heureusement ! Je ne veux pas oublier, et d'ailleurs je ne le pourrais jamais ! Comment oublier qu'un matin, l'homme (mais peut 'on appeler "ça" un homme !) que j'ai aimé aveuglément (c'est bien le mot !) a tenté de me tuer ! !  Après 7 années de galère, j'ai enfin pu m'en "débarasser !"



C'était en Bretagne, un jeudi matin,
un peu avant l'été, le 12 juin.
Je terminais mon petit déjeuner.
La veille au soir, on s'était aimé ...
Soudain, le dos tourné,
je n'ai pas vu le coup arriver.
Sans me défendre je suis tombée,
sans rien comprendre, le mal a empiré !

Une main gantée serrait ma gorge toute en douleur,
une autre fermait ma bouche, mon nez ... c'était l'horreur !
Mes poumons cherchaient leur précieux air,
mais une brûlure s'installait, meurtrière.
Petite fille blonde sur une plage,
ma vie défilait image après image ...

Dans un souffle j'ai dit "je t'aime" !
Instinct de survie, dans l'extrême.
Mes oreilles ont bourdonné
un voile noir m'a emporté ...

A mon réveil, seuls ces souvenirs ...
Pourtant sous ma tête, une flaque de sang,
du sang, autour de moi, partout du sang !
Mes cheveux mouillés, mes cheveux collés,
ma main, dans un trou béant, s'est étonnée ! ...
Je t'ai cherché, je n'ai cherché que toi,
j'avais si peur qu'on t'ai fait mal à toi ! !

J'étais toute seule dans ce décor rougi
j'étais trop seule dans mon corps meurtri.
Je savais ...
     je me taisais ...
Mon coeur, abandonné, de larmes étaient envahi.
Pourtant, hier encore, il se rappelait avoir souri ...

Ce matin-là, bac de philo !
Deux filles étaient "fines-prêtes" dans les P.O !
Police, pompiers, oxygène, les urgences ...
Où sont Carter, Marc, Doug ... c'est les vacances ?
Non, ce n'est pas du cinéma et on est en France.
En période de grèves, comble de malchance !
Quatorze points dans ma tête, seront-ils bien faits ?
Et pour vomir ? La gamelle d'un chien ? C'est parfait ! ! !

Moi, mon ange, je n'attendais que toi !
Revoir tes mains... les sentir douces se poser sur moi ...
Tu étais là, dans un triste état
et je savais très bien pourquoi !

                                                        Chris
                                                       juillet 2003


    
Pour la petite histoire, après m'avoir étranglé il m'avait fracassé la tête à plusieurs reprises, sur le coin de sa table en marbre. J'y ai retrouvé mes cheveux et du sang collés dessus ! !  L'appartement était sans dessus dessous pour faire croire à un cambrioleur surpris ! Je n'ai jamais su pourquoi il avait fait cela !  Lorsqu'il est arrivé à l'hôpital il a eu le culot monstre de me demander si "celui qui m'avait fait çà, m'avait violé ? ? ? "   Quelques jours avant il me présentait  à sa famille à Cagnes sur mer, comme "la femme qu'il allait épouser" et qui était "la chose la plus merveilleuse qui lui soit arrivée ! ! !"  Selon le médecin il serait un manipulateur pervers ! Et si il n'y avait eu que cela ! Ce dangereux personnage, un motard né en 1953, que j'ai surnommé Adolf, se trouve dorénavant dans les Landes !  Attention mesdames !

Le poème qui suit prouve combien, malgré cette tentative d'assassinat, heureusement pour moi ratée, je continuais d'être aveuglée pour l'amour que j'avais pour ce personnage pourtant peu reluisant ! Parmi ses mensonges il m'avait dit avoir des papiers prêts pour une adoption, après avoir appris que je ne pouvais plus en avoir ! Mes enfants étaient ravis à l'idée d'avoir un "petit frère" ! L'histoire de cette salopette je la partage avec mes filles car nous étions toutes les 3 lorsque nous avons littéralement craqué dessus ! On rayonnait de bonheur en sachant le plaisir que nous allions faire à "cet autre" !
Aujourd'hui je trouve que ce mensonge était une vraie ignominie et je n'aimerais pas être à sa place ! Pauvre type ! Oui ? Que dire d'autre ? Si ce n'est, moi, de me traiter de "pauvre gourde" ! !

La salopette est toujours là et elle va très bien à un de mes ours !


 


La salopette bleue

Dans un pays lointain
un petit gamin
attend son destin ...

Une petite salopette en jean
m'a attiré dans une vitrine !
Tu voulais que je cherche en ce jour,
rien que pour toi un Océan d'amour !
J'ai vu, alors, un enfant imaginaire
il te souriait ... tu devenais son père !
Je l'ai vu faire ses premiers pas,
il me tendait, confiant ses bras ...
Dans sa salopette bleue
comme il était beau notre fils à tous les deux !

L'amour pour ton enfant
sera tellement grand
que tu navigueras jour après jour
sur un pur Océan d'amour ... !

Voilà aujourd'hui, dans mon coeur qui bat, qui bat ...
ce que j'ai ressenti pour toi.
Un petit garçon heureux
dans une petite salopette bleue.
Et toi, mon mari fier et comblé,
de joie tu étais tout bouleversé ...

La petite salopette attend
désormais notre futur enfant.
J'ai hâte de le voir dedans,
et qu'il m'appelle maman !


                  
 
       12 avril 2003







PARIS à nos pieds !

Si l'on m'avait prédit un jour
que sur la Butte Montmartre je viendrais faire un tour,
et, qu'assise sur les marches du Sacré Coeur
je dominerais Paris et toutes ses splendeurs ...
Que blottie contre toi, ta main serrant la mienne,
je t'écouterais me murmurer qu'à jamais je serais tienne ...
Que deux fumées de tabac blond
se perdraient, détendues, à l'unisson ...
Qu'une chanson, en redescendant la rue Saint Vincent,
sur ta moto, je fredonnerais doucement en rêvant intensément,
certes re
ssortie d'un autre âge
mais rendant un très bel hommage
à ce week-end si particulier
qu'il était beau, beau à en pleurer !
Jamais
je n'aurais pu imaginer
plus merveilleux cadeau et tu me l'as donné,
toi, Patrice, mon amour pour la vie,
je t'en ai fais serment à Notre Dame, sur le parvis.


       
         14 octobre 2003

Encore un poème écrit aveuglée d'amour quelques mois après cette tentative de meurtre ! Comme l'amour est puissant parfois .... Hélàs et tant mieux pour moi, aujourd'hui il n'en reste rien ! Que de temps perdu à aimer celui qui ne le méritait pas !
                                                                         Christine  29 septembre 2011


 




 
Mamy
Près d'un demi-siècle, pour moi, vient de s'écouler
sans que je ne me sois, en apparence, pour Toi, inquiétée !
Pourquoi, après tout, aurais-je du imaginer
qu'un jour, pourtant, tu vieillirais ?
C'est vrai, depuis le jour de ma naissance,
j'ai toujours, très fort, ressentie ta présence.
Pour moi, tu es restée "bien grande"
en "gueule", en taille, tu as toujours eu les commandes !
La petite fille blonde que j'étais alors,
était entourée de bien des trésors ...
Ta force, ta volonté, ton courage
ont du traverser quelques orages ...
Merci pour avoir eu cette détermination,
qui a toujours fait mon admiration.
Mais je n'ai jamais su dire,
par pudeur, sans doute, ce que j'aurais du dire !
Et le temps passe,
mais rien ne s'efface...
Si j'avais eu à choisir ma grand-mère,
c'est Toi ! Aucune autre n'aurait fait l'affaire !
Et devant Toi... je n'ose pas
Cela porte un nom : le respect, je te le dois !
C'est incroyable, car tu es restée
la mamy de mon enfance, d'il y a des années ...
Les rides, tes rides ... sont bien plus jolies
que certaines "jeunettes" fardées d'aujourd'hui.
Et bien, Mamy, vois-tu
je suis fière de te voir ainsi devenue.
Un jour, moi aussi, j'aurais ton âge,
j'espère, ce moment-là, te faire hommage !
Dans la famille, ne dit-on pas depuis toujours,
que j'ai ton caractère, pas très commode, mais qu'elle bravoure ! ! !
                                            Christine
                                             8 octobre 2000


 

A mes parents ...

De nouveau le printemps, le mois d'avril,
et tout ce temps qui va, qui défile !
Voici revenus nos trois anniversaires,
et aujourd'hui ce n'est pas ordinaire ...
Par ces quelques phrases malhabiles,
j'aimerai redevenir la petite fille,
celle qui n'oubliera jamais,
l'enfance heureuse que vous m'avez donné.
Puis, il est vrai, qu'à mon insu,
je n'ai soudain plus rien reconnu !
Je sais Maman, je sais Papa,
que vous êtes des parents extra.
Ma petite soeur, en tout cas,
sait bien mieux que moi, dire ces choses-là ...
Poussée par quelques gros regrets,
que je gardais caché, en secret,
je vous dévoile une partie de moi,
c'est facile et ... si dur à la fois !
Maman je t'aime,
Papa je t'aime,
Et tant pis si je passe pour ridicule,
C'est dit ! Jamais je ne recule !

                                      Christine
                                                                Avril 1999
                                    

   A Valérie !

Pour te souhaiter un Bon Anniversaire,
un bouquet je crois ne suffirait pas !
Aussi reçois cette unique fleur sincère,
elle te dira ce que je pense de toi !

Approche-toi plus près,
je vais te raconter :

"Un soir d'hiver, il y a 32 années,
une petite fille montrait le bout de son nez.
Oh ! comme il faisait froid, il avait gelé,
mais il fallait la voir pour l'apprivoiser !
La ville il a fallu traverser ...
Combien de fois avons-nous glissé ? !
Bien au chaud, elle nous attendait,
Etonnée de voir à quoi l'on ressemblait !
Et puis le temps s'en est accaparé,
elle est partie vers sa destinée..."

La suite de cette histoire, reste à inventer,
Danse la vie, pour celui qui sait aimer !


                                          Christine
                                                                    6 décembre 1999

Merci de cliquer sur le chiffre 2 pour la suite !