Bienvenue aux corolliennes
Index - suite 2







Couronnement

Soudain l'amour s'enfuit, fuit
Un drame s'en vient, s'enchaîne, haine.
D'un coup, noire, la pluie suie
Et dans un gouffre l'entraîne, traîne.

Malgré un déploiement d'efforts, forts
Et des cris d'alarmes, larmes,
Se referme à jamais l'aéroport, port.
C'est le déluge, le chaos vacarme, arme !

Alors esseulée, l'ingénue, nue
Se terre, triste, dans son repaire, aire.
Celle qui, jusqu'ici avait survécu, vécu,
C'est finit se casse sa bannière, fière !

Cette fois c'est trop, surdose, dose
Mais que faire, hélas, las !
Maintenant, elle va piquer la rose, rose,
Et va s'agrandir l'espace, tenace !

C'est un champ émouvant, mouvant
Ou s'affole l'hirondelle, d'elle.
Toujours si juste, sincèrement, ment,
Deviendra légère, ritournelle, elle !

Pourtant toujours si enjouée, jouée,
Tout s'envole dans un éclair, clair.
Il ne fallait pas l'écrouer, rouer,
Mais laissait entrouvert, ouvert !

Relève-toi car descend des gracieux cieux
Pour toi le bel archange, ange.
Auréolé d'argent, regard malicieux yeux
Apparaît dans sa main une boule d'or orange, range !

Il va, chasse, tue l'irrémédiable, diable
D'un coup direct, adroit calibre, libre.
Lentement, tout en tendresse incomparable sable
Une symphonie s'élève, fibre, vibre.

De nouveau heureuse, éternelle Elle,
Ranimée d'espoir, d'envie vie.
La nature s'éclaire ribambelle, belle
Oh ! combien elle t'aime, te l'écrie, crie !

Belle étincelle, lumineuse pieuse,
Sur la mer calme mon étoile toile.
Auprès de toi, heureuse, rieuse,
Toujours dans tes bras, se dévoile, voile.

Comme ils sont divins ces matins satins
Ou vers toi elle court, criant, riant !
Comme ils sont coquins ces malins câlins
ou elle t'encanaille, séduisant, luisant.

Dans un puissant plaisi, désir

Te rend tout honneur, seigneur
Et la caresse du vent qui délire, rire
Lui a ôté sa torpeur peur !

Ainsi l'a voulu l'écrivain, vain,
Loin d'être invaincu, vaincu !
                                                  Christine
                                                    8 août 2002
             
                                                  rimes couronnées

 
                                    






 

Un conte qui .... compte !

Un de ces Quatre matins, mais pas pour Trois fois rien, je me retrouvais au Trente-sixième dessous. Mais mon Sixième sens m'avait quelque peu alerté, si bien qu'en Un rien de temps, je m'étais reprise !

Comme sorti d'un conte des Mille et Une nuits, j'avais d'abord entendu tinter des clochettes puis en Deux temps, Trois mouvements, il est apparu, là, devant moi ! Douze coups venaient de sonner au clocher de l'église. Et en Quatre coups de cuillère à pot, une échelle de corde, tressée de paillettes d'or, s'est déroulée, depuis son traîneau tiré par Huit rênes, superbes de majesté, jusqu'au sol habillé de neige soyeuse. Revêtu de son traditionnel habit rouge, malgré sa corpulence, il a descendu prestement Deux par Deux les échelons d'argent. Pendant ce temps j'étais remontée Quatre à Quatre pour me mettre sur mon Trente et Un et Cinq minutes plus ta
rd, entre Quatre yeux, nous nous saluâmes.

Le voir ainsi, là, devant moi, alors que depuis Un Demi sièce je croyais en lui sans l'avoir encore jamais vu, c'était Un peu comme si j'étais sonnée, oui, je voyais Trente Six chandelles danser autour de moi. Lui, si proche de Dieu, m'entretint des Dix commandements, insista sur les Sept pêchés capitaux, enfin argumenta sur les Quatre Evangiles.

Lorsque je raconterai cela, jamais personne ne me croira ! Ils voudront m'enfermer entre Quatre murs, pire encore me mettre en Quarantaine ! Tant pis, j'étais au Septième ciel ... Les c
adeaux pleuvaient, Treize à la Douzaine, de toutes formes, de toutes tailles et de toutes couleurs. Ils provenaient des Quatre coins de la terre.

On parle souvent des Sept merveilles du monde, mais là, je crois que j'ai approché la Huitième, que tous les enfants, c'est sûr, mettraient, eux, en Premier !

                                                                                                              Christine
                                                 
                                                          7 juillet 2002